À la rencontre de ceux qui se présentent, pas de ce qu’ils représentent.

Denis Pernin, l’inarrêtable ?

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Denis est un « bonhomme imposant » physiquement. Il parle fort et n’a pas peur de se montrer ni de monter sur scène (je sais, je l’ai vu faire en musique !). Quand on le suit sur les réseaux, on voit qu’il aime le sport, surtout le vélo,  aller sur le bassin, rencontrer les commerçants de sa commune et prendre des photos des événements locaux, puis partager ses coups de cœur et ses coups de gueule.

Actuel élu de l’opposition au conseil municipal de Podensac, il se remet en campagne pour le titre de maire pour la troisième et dernière fois. Denis Pernin, entre politique, gratitude et persévérance, qui es-tu au juste ?

UN RENDEZ-VOUS PRIS DANS LA TEMPÊTE

Denis m’avait donné rendez-vous sur l’ancien ponton de la commune de Podensac face à la Garonne mais la tempête Benjamin s’en est mêlée et nous avons dû nous replier dans un café-restaurant du bourg. Ma première question restera donc portée sur son premier choix de lieu.

Alors ce lieu, ce ponton… pourquoi m’avais-tu donné rendez-vous là-bas ? Parce que c’est un lieu apaisant, il est beau et c’est un lien entre deux rives, un lieu où il n’y a pas de frontières et où l’on peut porter sa vision au loin.

Question actualité « Si demain on remet l’ISF (Impôts de Solidarité sur la Fortune), tu en penserais quoi ? D’ailleurs tu serais concerné ? Non, je ne serai pas concerné ! Après 42 années d’activités exclusivement dans le domaine des assurances et de la prévoyance… j’ai pris ma retraite et je ne manque de rien mais c’est parce que, j’ai aussi travaillé dur depuis mes vingt ans ; je n’ai hérité de personne, je suis parti de rien, la méritocratie je sais ce que sais, mes parents étaient de la classe ouvrière. 

Un papa secrétaire de mairie, une maman à l’usine, je suis l’aîné d’une fratrie de cinq enfants et élevé par ma grand-mère dans ma prime enfance nous n’étions pas riches. Et pour revenir à ta question sur l’ISF, ce n’est pas juste l’ISF qui doit être traité car, le problème est plus complexe, rappelons que dans notre pays, seulement 10 % paient 70 % de l’impôt sur le revenu ; demander un effort ponctuel supplémentaire à ceux qui ont profité le plus pendant les périodes de crise ne me paraîtrait pas illogique dans la situation actuelle du budget de notre pays mais je persiste à penser que c’est plus du côté des économies à faire qu’il convient de s’engager.

Question santé ? L’endométriose, tu sais ce que c’est ? Là… Denis est un peu perdu, je ne lui en veux pas, je lui explique donc que c’est une maladie gynécologique inflammatoire chronique qui touche une femme sur dix. Alors il me répond cash que « Nous ne sommes peut-être pas égaux nous les hommes et les femmes effectivement, c’est souvent plus compliqué pour les femmes, elles méritent des attentions plus particulières en termes de santé »

Question fraternité ? Si je te dis homophobie, tu me réponds ? Je ne serai pas quoi mettre face à ce mot-là mais je peux te dire que je mettrai « Acceptation, Tolérance » en face du mot « Homosexualité ».

Question liberté ? J’aimerais parler de la liberté d’expression. On entend beaucoup d’acteurs ou d’humoristes des années 70 et 80 dire « On ne peut plus rien dire aujourd’hui, on ne peut plus rire de tout… » Tu en penses quoi ? Je pense que c’est vrai, les temps ont changé, tout est policé, il y a une peur de s’exprimer surtout avec les réseaux sociaux qui n’aident pas du tout. Dès qu’on prend la parole publiquement on prend le risque de se voir coller une étiquette. Rire de tout ? Oui, on devrait pouvoir encore le faire, si bien sûr ça ne porte atteinte à personne.

Question parentalité : Tu penses qu’on doit élever un fils comme une fille et vice versa ?

Non pas tout à fait, et c’est par rapport à mon histoire et ma vision des choses en tant qu’homme. Je ne suis pas égalitariste, les personnes qui ont plus de difficultés dans la vie doivent être aidées plus que ceux qui ont le plus de facilités.  

QUESTIONS PERSO :

Quand tu étais enfant, tu voulais faire quel métier ? Pilote de chasse dans l’armée de l’air.

Si tu pouvais remercier quelqu’un d’important, qui a compté dans ta vie, ta construction personnelle, tes choix… là maintenant, ce serait qui ? Ma grand-mère, c’est elle qui m’a élevé ; mais aussi mon inspecteur en assurances qui m’avait mis le pied à l’étrier dans mes débuts à 20 ans.

« LE DON DE SOI C’EST AIDER L’AUTRE À SE RÉALISER »

C’est quoi l’amour ? C’est se donner à l’autre sans contrepartie ni condition. C’est respecter et faire confiance. L’amour est le plus beau sentiment au monde il est plus fort que tout.

Quelle erreur t’a le plus appris ? Agir trop vite parfois, sans assez de réflexions ; mais sans erreurs, on ne connaît pas les réussites. En somme : rester humble dans le succès et résilient dans la difficulté.

QUESTIONS CULTURE

Le meilleur film de tous les temps, celui à voir absolument ? « Top Gun », « Les chevaliers du Ciel », « La guerre des étoiles »… Bon Denis, là ça fait trois mais je l’accepte car j’y vois un fil conducteur : ça vole quoi !

« LIBRE AUJOURD’HUI, JE SUIS ENFIN LE ROI DE RIEN. N’IMPORTE QUI, TELLEMENT QUELQU’UN, LE ROI DE RIEN »

Une musique qui raconte ta semaine ? Juste la semaine ? « Comfortably Numb » de Pink Floyd mais une chanson qui me résume personnellement c’est Michel Delpech « Le roi de rien »

Si tu pouvais hériter d’une peinture ou d’une sculpture connue, laquelle choisirais-tu ?

La statue grecque de Vénus déesse de l’amour et de la séduction ; belle comme toutes les femmes peu importe l’âge, le poids… mais la mienne à moi reste au-dessus du lot. Et comme Denis ne sait pas se limiter à une seule réponse il ajoute qu’il aimerait aussi une peinture de Vermeer peintre Hollandais du XVIe siècle, qu’il associe à Spinoza, l’un des philosophes préférés de Denis, d’ailleurs Denis a un book toujours sur lui où il note ses pensées, ses idées…

La question Chat GPT : « Si quelqu’un devait écrire un titre de livre sur ta vie, ce serait quoi ? « Une histoire sans fin » la vie n’est que renaissance constante. Des échecs j’en ai connu : un divorce notamment, et c’est la troisième fois que je tente les municipales… mais je me relève à chaque fois, car rien n’est jamais perdu.

La vie – L’avis d’Eugénie : Ma fille aînée est née malentendante. Vers ses 10 ans, nous avons dû l’appareiller pour son entrée en 6e. La sécurité sociale ne prenait en charge qu’une petite somme symbolique, des dizaines d’euros de mémoire, alors que les appareils, coûtaient à eux deux dans les 4 000 euros. À cette époque-là, je gagnais un smic amélioré, elle était à ma charge et ma pension alimentaire ne dépassait pas les 350 euros. La mutuelle a pris en charge 2 000 euros. Le reste a été pour ma pomme.

J’ai toujours du mal à entendre qu’on ait de la chance en France et qu’on est soigné gratuitement. Toi t’en penses quoi ?

La santé c’est notre bien le plus précieux, ce devrait être la priorité. Dans des situations comme celle que tu as vécue, une prise en charge totale me paraitraît normale.

Denis aime contrôler les entretiens et même s’il joue le jeu, il aime garder la main sur les questions qu’on lui pose. J’ai toujours su que lui et moi avions des divergences d’opinions, des parcours et des combats très différents… mais j’ai été très surprise en découvrant lors de cette rencontre cet homme capable de faire tomber le masque et qui accepte de répondre à des questions très personnelles tout en assumant que ses réponses soient diffusées à la vue de tous. Je nous ai même découvert des points communs malgré nos vingt ans d’écart : l’amour singulier de la guitare et la basse (les autres choisissent toujours entre les deux) ; mais surtout les cicatrices que laisse le deuil, celui que laissent les femmes importantes dans nos vies, ces âmes parties trop tôt, qui laissent un trou dans le ventre qui restera douloureux jusqu’à la fin de nos jours. Un vide que nous essayons de combler chaque matin dès le réveil en se donnant à fond, en voulant exister aux yeux des autres … mais en oubliant peut être parfois de vivre pour nous-même.

Cet épisode sera donc dédié à toutes les mamans, et à toutes les grands-mères, symboles d’amour inconditionnel et de sacrifice.

En savoir plus sur la candidature de Denis Pernin  https://www.facebook.com/profile.php?id=100071202291916